Avez-vous un bon niveau d’application des précautions « standard » dans vos services de soin ?

24 mai 2016

Élaboration d’un indicateur du niveau d’application des précautions « standard » dans les services de soin.

 

Introduction/objectif du travail

Une partie des infections nosocomiales est liée à la transmission croisée de germes. La prévention passe  par la mise en œuvre de précautions « standard » (PS) ; quel que soit le patient, pour tout soignant, quel que soit l’acte de soin. L’hypothèse a été faite qu’un bon niveau d’application de ces « PS » peut permettre de diminuer la transmission croisée. La question est comment savoir si un service a un bon niveau d’application des « PS » ?  Pour y répondre, il faut avoir un outil de mesure.

L’originalité est donc de proposer une mesure directe du niveau d’application des « PS ». L’objectif de ce travail est donc d’élaborer un indicateur « PS » à utiliser dans les services.

Matériel et Méthodes

Cet indicateur s’applique dans tous les services de soin des établissements de santé et médicosociaux. Il est spécifique et couvre les 7 points des « PS ».

Pour l’élaborer, un groupe de travail a été chargé de sélectionner des éléments de mesure jugés les plus représentatifs des 7 points des « PS ». La sélection a été faite en utilisant la  méthode de cotation basée sur le  diagramme multicritères. Un nombre de points a ensuite été attribué à chaque élément de mesure, suite à une recherche documentaire. Le total obtenu a été de 130 points.  Un outil informatique a été conçu pour un calcul automatique de l’indicateur.

L’Arlin met à disposition des établissements, une grille de recueil des données et son guide, ainsi que l’outil informatique de saisie de ces données.

L’indicateur Précautions standard a été testé en EHPAD, SSR, dialyse et dans les MCO de la région.

Résultats

Les premiers résultats obtenus dans les établissements montrent que cet indicateur permet de voir des différences entre les services sur le niveau d’application des « PS ». Ces résultats traduisent la réalité du terrain telle que perçue par les EOH.

Le test montre aussi que cet indicateur est simple à utiliser, la mesure peut se faire à n’importe quel moment du mois, les observations sont aisées, et des actions d’amélioration facilement identifiables. Il semble donc faisable, pertinent et facilement  opérationnel  sur le terrain.

Conclusion

L’Arlin souhaite poursuivre le développement de cet outil de mesure. Des améliorations peuvent y être apportées, et seront d’autant plus intéressantes qu’un grand nombre d’établissements l’auront testé et amendé.

 

Arlin Guadeloupe
Raymond NASSO – Yolande ARJOUNIN – Bruno JARRIGE

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