Quelle prévalence des infections nosocomiales dans le Sud-Ouest ?

8 juin 2017

Quels résultats des indicateurs Propias sur les antibiotiques ? Les réponses synthétisées dans une infographie !

 

L’enquête de prévalence constitue l’un des axes du programme national de prévention des infections associées aux soins (PROPIAS). Cette méthode simple permet de mesurer un jour donné la proportion de patients hospitalisés présentant une infection nosocomiale (IN). La réalisation d’une telle enquête vise trois objectifs principaux :

  • la sensibilisation de l’ensemble des personnels,
  • la formation des personnels de santé,
  • une meilleure connaissance du risque infectieux et de son évolution dans le temps pour un établissement.

 

C’est pourquoi cette enquête est proposée chaque année par le CClin Sud-Ouest. En décembre 2016, parmi les 370 établissements de santé de l’interrégion rentrant dans le champ de l’enquête de prévalence, 244 (soit 66%) ont envoyé des données exploitables pour l’analyse.

 

Au total, la prévalence des IN était de 4,4% dont 72% acquises dans l’établissement enquêté. La prévalence des patients infectés semble se stabiliser depuis 2010. Les infections urinaires représentent près du tiers de ces infections. Les infections autres que les principales surveillées (urinaire, pulmonaire, site opératoire, bactériémie, infections sur cathéter) représentaient près du quart des IN dans les établissements ayant participé à l’enquête en 2016. Le duo de tête des bactéries en cause dans les IN reste Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Il est intéressant de noter des prévalences d’infections urinaires sur sonde et d’infection sur cathéter plus faible qu’en 2015, pouvant résulter d’une meilleure maîtrise de ces facteurs de risque connus.

 

Outre la description des IN, l’enquête permet le recueil d’indicateurs qualitatifs sur l’utilisation des antibiotiques. La proportion des traitements antibiotiques ayant fait l’objet d’une réévaluation après 1 à 3 jours était plus faible que l’année précédente (71,0% des traitements en 2016 vs 76,6 % en 2015). En ce qui concerne les indicateurs du programme national de prévention des infections associées aux soins (Propias), la proportion d’antibioprophylaxie chirurgicale de plus de 24 heures était de 11,1 % (vs. 10,3% en 2015), pour un objectif < 10 %, et la proportion de traitements antibiotiques curatifs de plus de 7 jours non justifiés était de 13,2% (objectif ≤ 10 %). A noter que dans seulement 57 % des ES atteignaient l’objectif de moins de 10 % d’antibioprophylaxie chirurgicale de plus de 24 h, et 71% des ES concernés atteignaient l’objectif de moins de 10 % de traitements antibiotiques curatifs de plus de 7 jours non justifiés.

 

>> Retrouvez les résultats synthétisés dans l’infographie

>> et, bien sûr, les résultats détaillés dans le rapport complet, comportant des fiches régionales.

 

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