Rougeole, professionnels de santé, protégez-vous !

30 mai 2017

Rougeole, professionnels de santé,  protégez-vous !

Depuis le début de l’année 2017, une recrudescence de cas a été observé en France avec 134 cas déclarés sur le premier trimestre soit trois fois plus que l’année précédente sur la même période. Le signalement externe de cas nosocomiaux au CClin Est a permis de révéler une épidémie communautaire touchant principalement la communauté des gens du voyage. Ce foyer touchant la Lorraine s’élève à 60 déclarations dont 2 encéphalites et 15 pneumopathies graves. Plus récemment en Haute Vienne, 5 cas nosocomiaux dont 4 professionnels de santé ont été signalés au CClin Sud-Ouest, identifiant là encore la présence d’une épidémie communautaire naissante en Nouvelle Aquitaine.

Cette augmentation de cas s’observe également  à un niveau européen et entre  janvier et mars 2017, l’European Center for Disease Prevention and Control (ECDC) recense 2 480  cas en Europe dont la majorité sont concentrés dans 3 pays : la Roumanie(749), l’Italie (684)  et l’Allemagne (411). La couverture vaccinale insuffisante est clairement pointée du doigt par l’organisme européen comme un facteur de diffusion de la rougeole. Elle rappelle que  les dernières données collectées par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2015 montrent que 2/3 des pays européens dont la France présente une couverture vaccinale (2 doses) inférieure à 95 % de la population (cible pour stopper la circulation du virus).

En France, cette vaccination rentre dans les recommandations du calendrier vaccinal et n’est pas obligatoire. Le schéma vaccinal comprend l’administration d’une première dose à 12 mois puis d’une seconde dose avant 2 ans. Un rattrapage est recommandé pour toute personne de plus 2 ans, née depuis 1980, et n’ayant pas reçue les deux doses du vaccin triple.

La vaccination des professionnels de santé reste le moyen essentiel pour eux de se protéger lors de la prise en charge de patients atteints mais également pour protéger leurs patients les plus fragiles ne pouvant pas être vaccinés (petits nourrissons, personnes immunodéprimées, femmes enceintes…). Les derniers cas nosocomiaux déclarés ont montré une couverture vaccinale incomplète des jeunes professionnels de santé (1 dose). Il convient de ne pas oublier que la contagiosité précède de 5 jours l’éruption, ainsi les professionnels de santé non prémunis peuvent être vecteur de rougeole  et générer ainsi une épidémie de rougeole nosocomiale au sein de la structure. La vérification du statut vaccinal des jeunes nés après 1980 par la médecine du travail est un point clé permettant de limiter le risque de rougeole nosocomiale.

 

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