Contact Agenda Newsletter
Accueil ActualitésSituation des infections respiratoires aiguës (IRA)...

Situation des infections respiratoires aiguës (IRA) en Nouvelle-Aquitaine

23 Décembre 2025

En Nouvelle-Aquitaine, la circulation hivernale des virus respiratoires se renforce à l’approche des fêtes avec l’ensemble des indicateurs clés à la hausse. La grippe poursuit sa progression, la bronchiolite continue de monter chez les tout-petits, tandis que la circulation du SARS-CoV-2 reste faible. Cette dynamique se traduit par une augmentation notable de l’activité aux urgences et chez SOS Médecins pour les IRA basses, mobilisant les professionnels de santé sur l’ensemble du territoire. 

Situation des infections respiratoires aiguës (IRA) en Nouvelle-Aquitaine

Grippe : principal moteur de l’augmentation des IRA

La grippe constitue actuellement le principal déterminant de la hausse des IRA observée dans la région. Les consultations pour syndromes grippaux progressent rapidement, toutes classes d’âge confondues, avec une activité particulièrement marquée chez les enfants mais également chez les adultes et les personnes âgées. Les données virologiques confirment une augmentation franche de la circulation des virus grippaux, avec des taux de positivité élevés dans les prélèvements réalisés en ville comme à l’hôpital.

Cette situation s’accompagne d’un impact clinique non négligeable, notamment sous forme de pneumopathies aiguës, parfois sévères, nécessitant une hospitalisation. En établissements de santé, cette dynamique grippale se traduit par une pression accrue sur les services d’urgences, de médecine et de gériatrie, dans un contexte saisonnier déjà contraint en ressources humaines et en capacités d’accueil.

Bronchiolite et VRS : poursuite de la progression chez les nourrissons

Chez les enfants de moins d’un an, la bronchiolite poursuit sa progression, avec plusieurs semaines consécutives d’augmentation des recours aux soins. Les passages aux urgences et les actes SOS Médecins pour bronchiolite continuent d’augmenter, traduisant une circulation active du VRS, associée également à d’autres virus respiratoires comme les rhinovirus.

Même si l’intensité de l’épidémie reste, à ce stade, inférieure à celle observée lors de certaines saisons précédentes, cette évolution appelle à une vigilance particulière, notamment pour les nourrissons les plus jeunes et les enfants présentant des facteurs de risque. En établissements de santé, cette situation peut entraîner une tension progressive sur les filières pédiatriques, en particulier si la tendance se maintient dans les semaines à venir.

Covid-19 : une circulation virale faible et un impact limité

À la différence de la grippe et du VRS, la circulation du SARS-CoV-2 demeure faible en Nouvelle-Aquitaine. Les indicateurs de recours aux soins pour suspicion de Covid-19 restent bas, tant en médecine de ville qu’aux urgences, et aucun signal de reprise significative n’est observé à ce stade.

Néanmoins, le virus continue de circuler à bas bruit, ce qui justifie le maintien d’une vigilance minimale, en particulier chez les personnes les plus vulnérables et en collectivité. La faible contribution actuelle du Covid-19 aux IRA ne doit pas conduire à un relâchement des mesures de prévention dans les établissements accueillant des publics à risque.

Conséquences pour les établissements de santé

Dans les établissements de santé, la hausse des IRA basses se traduit par une augmentation notable des flux aux urgences et par un nombre croissant d’hospitalisations pour pathologies respiratoires aiguës. Les pneumopathies liées à la grippe représentent une part importante des admissions, notamment chez les personnes âgées et les patients porteurs de comorbidités.

Cette situation impose une adaptation organisationnelle, avec un renforcement du tri des patients, la mise en place de circuits dédiés pour les patients présentant des symptômes respiratoires, et le recours à des outils diagnostiques adaptés, tels que les tests multiplex respiratoires, afin d’optimiser la prise en charge et de limiter les transmissions nosocomiales.

Enjeux spécifiques en établissements médico-sociaux

En établissements médico-sociaux, la circulation active des virus respiratoires expose à un risque accru de cas groupés d’IRA, en particulier dans les EHPAD et les structures accueillant des personnes fragiles. La promiscuité et la vie collective favorisent la diffusion rapide des virus, avec un risque de formes graves chez les résidents.

Dans ce contexte, la détection précoce des symptômes, le signalement rapide des épisodes groupés et la mise en œuvre rigoureuse des mesures de prévention (isolement, port du masque, aération, limitation des visites symptomatiques) constituent des leviers essentiels pour limiter l’impact sanitaire de ces épisodes.

Messages clés de prévention

À l’approche des fêtes de fin d’année, période propice aux rassemblements et aux transmissions virales, il est essentiel de renforcer les messages de prévention.

La vaccination contre la grippe et le Covid-19 reste un outil central pour réduire le risque de formes graves et la pression sur le système de soins. La vérification du statut vaccinal vis-à-vis du pneumocoque est aussi très importante.

Les gestes barrières, en particulier le port du masque en cas de symptômes respiratoires, l’hygiène des mains et l’aération régulière des locaux, conservent toute leur pertinence.

Enfin, la vigilance collective, tant en établissements de santé qu’en ESMS, demeure indispensable pour anticiper et contenir l’impact des infections respiratoires aiguës au cours des prochaines semaines. Une responsabilité collective pour protéger les plus fragiles.

La prévention des infections respiratoires aiguës repose sur une responsabilité collective. Chacun, professionnel, résident, patient ou visiteur, a un rôle à jouer pour limiter la transmission des virus et préserver la capacité du système de soins pendant cette période hivernale.

 

Etat des lieu d'infection respiratoire aiguë en Nouvelle-Aquitaine

Source :
Bulletin Infections respiratoires aiguës (grippe, bronchiolite, Covid-19) – Édition Nouvelle-Aquitaine, 18 décembre 2025, Santé publique France. (Santé Publique France)

arrow_upwardTOP