Alerte officielle
Depuis le début de l’année 2025, la France connaît une recrudescence des cas importés d’arboviroses, en particulier de dengue et de chikungunya.

En Nouvelle-Aquitaine, ces virus circulent de manière établie, avec plusieurs dizaines de cas déjà recensés. Cette situation justifie une vigilance accrue des professionnels de santé, en établissement comme en ville, afin de détecter précocement les cas, d’éviter toute transmission secondaire et de renforcer les mesures de prévention auprès des patients et des personnels.
Situation épidémiologique
Dans l’hexagone, entre le 1er janvier et le 30 avril 2025, plus de 1 099 cas de dengue importés, 919 cas de chikungunya et 5 cas de Zika ont été enregistrés. Le moustique vecteur, Aedes albopictus, est désormais implanté dans 81 départements.
En Nouvelle-Aquitaine, les données de Santé publique France indiquent 159 cas importés de dengue, 139 cas de chikungunya et 43 cas de Zika déclarés sur la même période. On observe notamment une forte augmentation des cas de chikungunya par rapport à l’année précédente (2 cas). Cette dynamique épidémique appelle à la plus grande vigilance, notamment dans les zones urbaines et périurbaines où le moustique tigre est le plus actif.
Prévention
La prévention des arboviroses repose essentiellement sur la protection contre les piqûres de moustique et la réduction des gîtes larvaires. Il est recommandé de porter des vêtements longs et amples, idéalement imprégnés d’insecticide, d’appliquer des répulsifs cutanés adaptés et de limiter les expositions aux piqûres, notamment en début et en fin de journée. L’utilisation de moustiquaires, de diffuseurs électriques et de ventilateurs contribue à éloigner les moustiques.
Il convient également de supprimer toutes les eaux stagnantes, en intérieur comme à l’extérieur, qui peuvent constituer des gîtes de ponte pour le moustique tigre. La climatisation, lorsqu’elle est disponible, est aussi un bon moyen de réduire l’attractivité des locaux pour les moustiques.
Conduite à tenir
Les signes d’appel incluent une fièvre brutale, des céphalées, un exanthème, des douleurs musculaires et articulaires, voire une conjonctivite. Une enquête sur les antécédents de voyage dans les 15 jours précédents les symptômes est indispensable.
Tout cas suspect doit faire l’objet d’un prélèvement biologique adapté : RT-PCR. Les cas doivent être déclarés sans délai via le portail de signalement national (signalement-sante.gouv.fr). L’origine du cas doit être recherchée (cas importé ou autochtone). En cas de suspicion de cas autochtone, il est impératif de contacter immédiatement l’ARS par téléphone en plus de la déclaration électronique. Il s’agit d’une urgence sanitaire qui peut déclencher une enquête entomologique.
Par ailleurs, les patients suspects doivent être protégés des piqûres pendant leur prise en charge (moustiquaire, répulsif, port de vêtements couvrants) afin d’éviter toute transmission secondaire, notamment au sein de l’établissement.
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